Annoncé comme décisif, le duel de promus et de candidats au maintien entre l’Amiens SC et Troyes a accouché d’un petit match nul (1-1). En tête à mi-parcours, les Picards ont rapidement été rejoints sur un penalty qui laisse songeur. Tout autant que la prestation fournie par les deux équipes.

Le match : Un seul tir cadré pour l’Amiens SC

Au lendemain de la défaite de Lille à Monaco, l’Amiens SC disposait d’une belle occasion de faire un premier break avec les pensionnaires de la zone rouge. Et pour cause, un succès face à Troyes pouvait offrir un écart de cinq points aux hommes de Christophe Pelissier sur leurs adversaires du soir, en position de barragiste au coup d’envoi. Conscient de cet enjeu, les Picards loupaient pourtant leur entame de match. Dispersés sur le terrain, les hommes en blanc subissaient le jeu adverse et concédaient plusieurs situations chaudes. Sur l’une d’entre-elles, Niane aurait pu ouvrir la marque avec un peu plus de lucidité. Contraint au régime forcé, le secteur offensif samarien se réveillait peu après la demi-heure de jeu. Si cela s’avérait timide, à l’instar de la frappe de Kakuta… contrée par Konaté, l’ASC pensait prendre les devants lorsque Traoré prolongeait un long dégagement de Gurtner dans les pieds de Konaté, dont la frappe soudaine passait proche du poteau droit de Zelazny.

Devant ce manque de précision des deux équipes, il est vrai loin d’être aidées par l’état de délabrement avancé de la pelouse du stade de la Licorne, la rencontre basculait finalement sur deux penaltys. Le premier, incontestable et la faveur des Amiénois, était transformé avec brio par Konaté. Le second, plus litigieux et au bénéfice des Troyes, était lui aussi converti avec sang-froid par Niane. Face à cette égalisation précoce, les plans picards s’avéraient donc totalement chamboulés. Si l’on ressentait la volonté de Thomas Monconduit et de ses coéquipiers de forcer la décision, aucune opportunité concrète n’était à mettre au crédit des locaux. Finalement, la principale action à noter est à mettre d’El Hajjam, sur un centre-tir repoussé par Zelazny. Et pour cause, Amiens ne cadrait qu’une seule tentative sur l’ensemble de la partie, le penalty de Moussa Konaté. Si le match nul s’avérait logique, Troyes pouvait même se targuer d’avoir laissé la meilleure impression, surtout en première période.

Le joueur clé : Lacina Traoré

Sa maladresse technique a encore sauté aux yeux du plus grand nombre, son manque de poids dans le secteur aérien – malgré son mètre quatre-vingt-dix-huit – a encore été criant, pourtant Lacina Traoré a été acteur des deux plus grosses situations amiénois. Accroché dans la surface de réparation, il a obtenu un penalty qui aurait pu s’avérer décisif si Niane n’avait pas obtenu pareille sanction en début de seconde période. Il était aussi dans le coup sur la frappe en pivot de Konaté, quelques instants avant l’ouverture du score. Néanmoins, l’attaquant prêté par l’AS Monaco vient de ponctuer un seizième match – dont huit en tant que titulaire – sans parvenir à inscrire le moindre but. A l’exception des deux passes décisives délivrées face à Lille, Lacina Traoré ne s’est jamais montré décisif. Un véritable problème pour un joueur offensif et le parfait symbole d’une formation amiénoise en manque d’inspiration et de justesse face à Troyes.

Le tweet : Le spectacle n’était vraiment pas au rendez-vous à la Licorne !

La déclaration :

« Personne n’a gagné, ce soir (ndlr : samedi). On est toujours seizième et dans la course, on va se contenter de ce point. On pouvait faire mieux, on domine la deuxième mi-temps mais on ne se crée pas beaucoup d’occasions. »

 – Thomas Monconduit (propos recueillis par Romain PECHON)

La question : Un bon point de pris ou deux points de perdus ?

A l’issue de ce genre de matches, il est toujours difficile de répondre à cette question. D’autant plus que l’Amiens SC avait ouvert le score malgré une entame de match assez poussive. Au-delà de l’aspect comptable, les regrets sont également légitimes quant à la prestation fournie par les Amiénois. Surtout, Amiens s’est provisoirement retrouvé avec cinq points d’avance sur la zone rouge, avant de voir cette avance s’évaporer sur un penalty contestable. De quoi susciter des regrets ?


Romain PECHON

Crédits photo : Leandre Leber – GazetteSports.fr

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