Plombés par une entame de match ratée, les Portugais d’Amiens ont quitté la Coupe de France au stade du 7e tour, dimanche. Face à la formation de Rungis, pensionnaire de Régional 1, les hommes de Julien Valeri ont mis une mi-temps pour entrer dans la partie. Un retard à l’allumage qui aura coûté cher.

Les Portugais engloutis dans la tempête

Il aura suffi d’une demi-heure de jeu pour solder définitivement le sort de ce 7e tour de Coupe de France. Assez apathiques, les Portugais se faisaient d’abord piéger sur une déviation de Koïta, consécutive à une frappe de Henaoui (1-0, 16e). Plus incisifs et résolument pragmatiques, les Franciliens enfonçaient le clou sur un rush individuel du même Koïta (2-0, 30e). « On est très déçu d’être éliminé de la sorte parce qu’on a un peu loupé notre première mi-temps, reconnaît David da Rocha, le capitaine des Portugais. Il est vrai qu’il y avait énormément de vent et que Rungis l’avait en sa faveur, ils ont bien su en profiter en nous empêchant de repartir de l’arrière, mais nous avons aussi été trop timorés. On était un peu tendu, c’était la première fois que le club atteignait ce stade de la compétition. Beaucoup de joueurs de l’effectif ont également découvert la pression de ce genre de match. On a donc assez logiquement pris ces deux buts. »

Disposants désormais de la faveur du vent, les Amiénois affichaient un visage plus conquérant au retour des vestiaires. Néanmoins, à l’exception d’une frappe flottante à l’heure de jeu, la formation de Julien Valeri n’inquiétait guère le portier adverse. « On a été bien meilleurs, on a tout fait pour leur poser des problèmes. Je trouve que l’on a montré une meilleure image du club mais nous n’avons pas réussi à mettre ce petit but qui aurait pu les faire douter, regrette da Rocha. Pour autant, c’était une super aventure humaine tout autour du club et de son président. Nos familles et nos amis étaient mobilisés, tout le groupe a vécu une très belle aventure. Désormais, il faut s’appuyer sur cette énergie positive pour rebondir en championnat. Jusqu’ici, nous avons inconsciemment davantage la Coupe en tête que le championnat. »

Objectif maintien

Pour y parvenir, il faudra d’abord digérer la déception de l’élimination et remettre les pieds sur terre après cette belle parenthèse enchantée qu’était la Coupe de France. Neuvième de son groupe de Régional 2, le club des Portugais d’Amiens va désormais devoir se battre pour arracher le maintien. « J’ai déjà évoqué ce sujet à mes coéquipiers, glisse le capitaine du FC Porto Portugais d’Amiens. Il est important de ne pas laisser tomber le championnat mais j’ai confiance en mes coéquipiers pour aborder les choses de la bonne manière. Je suis très fier de faire partie de ce groupe, du parcours que nous avons fait en Coupe. Nous avons tout ce qu’il faut pour bien figurer en championnat. »

Fier du parcours de ses joueurs, Julien Valeri, l’entraîneur des Portugais, espère que ces derniers afficheront le même état d’esprit en championnat : « Il faut que je trouve les bons ressorts et les bons mots pour les remotiver mais j’ai des garçons intelligents, qui aiment le club, je suis persuadé qu’ils vont vite tourner la page et rectifier le tir en championnat. De toute manière, ils n’ont pas intérêt à se décompresser sinon ils vont m’avoir derrière eux. Je ne vais pas les lâcher, on doit absolument sauver le club. Or, on va être plus attendu qu’avant, il faudra donc en faire davantage et surtout continuer à donner une bonne image des Portugais. »

Premier examen de passage, dimanche, à l’occasion de la réception de Valois Multien, un adversaire direct dans la course au maintien.

Romain PECHON

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Rédacteur football.
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