FOOTBALL : Entretien avec Mathurin Sakho de l’Amiens SC

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Formé à l’Amiens SC, passé par le Portugal et Andorre, Mathurin Sakho évolue aujourd’hui avec la réserve de l’Amiens SC. Rencontre avec un jeune joueur de 24 ans aux expériences multiples et à l’avenir prometteur…

Bonjour Mathurin, pour commencer, peux-tu te présenter, nous parler un peu de ton parcours ? 

Je m’appelle Mathurin Sakho, je suis né le 10 mars 1995 à Amiens. J’ai commencé le football à l’âge de 7 ans à Poix de Picardie, où j’ai joué pendant 3 saisons, ensuite en benjamin 1ère année je suis venu à l’Amiens SC et j’y ai joué jusqu’à mes 17 ans. À mes 17 ans je suis parti à l’Amiens AC et par la suite j’ai rejoint le Portugal pendant 2 saisons en 3ème division. La saison dernière j’étais à Andorre, en 1ère division, et cette année je suis revenu à l’Amiens SC en équipe réserve.

Pourquoi as-tu quitté l’Amiens SC à 17 ans  ?

La situation du club était compliquée et je n’ai pas obtenu de contrat, j’avais envie d’aller voir ailleurs donc j’ai fait des essais à droite à gauche, et au final je suis revenu à Amiens, à l’AC Amiens.

Mathurin Sakho sous les couleurs du Pedras Salgadas au Portugal.
Puis les expériences au Portugal et à Andorre…

C’étaient de bonnes expériences, j’ai appris beaucoup, j’ai appris des langues et j’ai surtout évolué en tant qu’homme. J’ai vu un autre football, au Portugal en D3 c’est un bon niveau, on va dire que c’est équivalent aux équipes N1-N2 en France. C’était un peu plus technique qu’en France quand même, mais après au niveau de l’engagement c’était similaire.

Après 3 années à l’étranger, tu fais ton retour en France l’été dernier ?

L’année dernière je voulais faire mon retour en France, et quand Patrice Descamps m’a sollicité pour revenir, je n’ai pas hésité une seule seconde ! Ça fait du bien de revenir près de la famille, parce que ce n’est pas facile d’être loin, il faut s’accrocher. Le fait d’être revenu ça me fait du bien et je me sens mieux, mais j’ai évolué par rapport au passé grâce aux trois saisons à l’étranger, donc ce n’est que du positif ! Revenir l’été dernier c’était vraiment pour moi un retour aux sources, dans ma ville, avec mon club de cœur, là où j’ai tout appris.

Le club a évolué depuis ton départ il y a quelques années?

Tout est fait pour que l’on puisse progresser

Il y a des meilleures conditions qu’avant, le club a bien évolué, c’est la Ligue 1 maintenant. Quand je l’ai quitté (ndlr : le club) il était en national, il y a des meilleures conditions, plus d’argent, enfin tout est réuni pour former le joueur. Moi je suis en post-formation et tout est fait pour que l’on puisse progresser et pour avoir des résultats.

Et quelle est ta situation sportive ?

Je suis avec l’équipe réserve, et de temps en temps avec le groupe pro. Mais au départ il n’y avait pas d’objectifs fixés par rapport aux pros, c’était : « on verra comment ça va se passer ». Si ça se passe bien je monte et on voit ce qui peut se passer, et si ça se passe moyennement, je reste avec l’équipe réserve et je continue à travailler.

Tu as fais deux bancs avec les pros, en coupe de France, ça doit faire quelque chose…

Oui, en plus c’étaient les premières dans un groupe pro et dans la ville où je suis né ! C’est une fierté, mais après ce n’est qu’un début pour moi, parce que j’espère qu’il y en aura d’autres, mais c’est une fierté, et ça fait du bien à l’égo.

Quelles différences tu vois entre un match le week-end en réserve et un entraînement avec les professionnels ?

La différence c’est au niveau de l’exigence, la concentration et le déchet technique. La vision de jeu est différente également, en fait, il faut être concentré sur chaque situation. Il faut voir avant de recevoir surtout, sinon ce n’est pas possible, ça va très vite.

D’ailleurs, y-a-t-il un joueur qui t’impressionne dans le groupe pro à Amiens ?

J’aime bien le charisme de Prince Gouano, franchement il m’impressionne et ce n’est pas pour rien qu’il est capitaine.

Aujourd’hui à 24 ans, c’est quoi une journée type de Mathurin Sakho ? 

C’est mon métier, et je dois être présent quand on fait appel à moi

Je me réveille, je prends mon petit déjeuner, je dois être soit au centre de formation soit au stade de la licorne avant 9h… sinon c’est amende. Après, entraînement le matin et on enchaîne ensuite avec de la gym. Puis le déjeuner suivi d’une sieste, et enfin le soir, au centre de formation, il y a souvent musculation. 

Aujourd’hui c’est un rythme qui me convient, je suis habitué, j’ai été formé pour. Psychologiquement j’étais déjà prêt à vivre ainsi, c’est mon métier, et je dois être présent quand on fait appel à moi.

Tu as un contrat amateur d’un an avec Amiens, qu’est ce qu’il te manque pour franchir le cap « pro » ? 

Être encore plus exigeant, encore plus concentré sur chacune des actions, comme je l’ai dit, le haut niveau c’est l’exigence permanente, après ça va venir avec le temps, avec l’expérience.

Aujourd’hui, avec du recul, tu regrettes certaines choses ?

Non, je n’ai pas du tout de regrets, même par rapport à mes choix. Le fait d’avoir quitté l’ASC je ne regrette pas, c’est une chose que j’assume, maintenant je suis ici et je ne regrette rien car je vis bien aujourd’hui.

Je ne me vois pas faire autre chose

Si tu n’avais pas fait du foot, tu aurais fait quoi?

Depuis tout petit j’ai envie de faire du foot, et je ne lâcherai pas, je ne me vois pas faire autre chose. Après je ne vais pas rester dans le foot jusqu’à mes 30 ans si je ne suis pas pro…Si je vois qu’à 30 ans je stagne, je verrai pour faire autre chose.

Si tout se passe idéalement tu te vois où dans 5 ans ?

Je me vois bien à Amiens, en Ligue 1 j’espère, avec un meilleur statut… 

 

Propos recueillis par Quentin Ducrocq

 

Crédits photos : Kevin Devigne
Romain Gambier
Reynald Valleron
Gazettesports

 

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