BOXE : La boxe qui rit et celle qui pleure

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Franchement, qui aurait vraiment pensé que le championnat du monde des poids lourds, pour la Fédération WBC entre l’Américain Deontay Wilder et le Britannique Tyson Fury se terminerait sur un verdict de parité?

Personne ou presque et ce choc a vraiment tenu ses promesses.

D’autant qu’en douze reprises, Fury est allé deux fois au tapis mais qu’à chaque fois, il a trouvé les ressources nécessaires pour se relever et poursuivre le combat. Personne n’imaginait en tout cas que Fury serait capable de remonter sur un ring, de  tenir tête à Wilder après tout ce qu’il avait fait précédemment. Soit en vrac, user et abuser de la cocaïne au point qu’il fut suspendu par sa Fédération mais aussi des nuits d’orgie avec la bière et l’alcool, le tabac, les filles et une importante prise de poids.

Fury a dû et nous avons du mal à l’imaginer, consentir des sacrifices et des efforts quasi surhumains pour retrouver un poids digne d’un boxeur mais aussi une forme plus que convenable.

Non seulement, Fury est revenu à son meilleur niveau à plus de 33 ans mais il a parfois inquiété Wilder avec qui il avait été injuste les semaines précédant le combat en lui reprochant notamment d’avoir battu des adversaires de faible niveau parmi lesquels figure Johann Duhaupas. Certes, c’était de la provocation comme cela arrive désormais avant un grand combat mais tout de même, Wilder s’était construit un palmarès de haut niveau et méritait un meilleur traitement.

Après ce championnat, il est évident que les deux hommes qui demeurent invaincus, vont se retrouver dans une revanche qui aura peut-être lieu en Angleterre. Mais honnêtement, ils sont loin de celui qui, à notre sens, demeure bel et bien le numéro un des poids lourds, toutes catégories confondues:  l’Anglais Joshua.

La boxe qui pleure, c’est cette épée de Damoclès suspendue au dessus de la boxe amateur qui pourrait bien disparaître du programme olympique et ce dès 2020 à Tokyo. Ce qui serait une catastrophe car quand  même, les Jeux ont sacré de grands poids lourds à commencer par le plus grand Cassius Clay. C’est un peu la guerre entre le CIO et l’AIBA et dans ce genre d’affrontement, le comité international olympique aura toujours raison.

Lionel Herbet 

Crédit Photo : Photo d’illustration




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