FOOTBALL : L’ASC trop tendre

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Le réalisme de Florian Thauvin a anéanti les espoirs amiénois au terme d’un match de gala où les locaux auraient pourtant pu prétendre endosser l’habit de lumière.

  

Avec le bonsoir de Florian Thauvin… Auteur d’un joli coup du chapeau dimanche soir sur la pelouse de la Licorne, l’attaquant phocéen s’affiche tel le bourreau d’une troupe amiénoise qui aurait peut-être pu prétendre à un meilleur résultat. D’autant qu’elle a eu la main avant même la fin du premier quart d’heure. Période durant laquelle Dibassy était parvenu à glisser le cuir hors des doigts de Mandanda. (1-0 ; 8e)

Une euphorique entame de rencontre face à une formation Olympienne qui, doucement mais sûrement, veillait à ressortir la tête de l’eau. Et celle de Thauvin (déjà lui) devait être magistralement détournée par un Gurtner des « grands soirs » (16e). Ultime rempart qui aura d’ailleurs l’opportunité de briller à nouveau au cours de ce match de gala. En détournant avec autant de panache le penalty de Payet à l’entame du Money Time…

« C’est une déception je dois bien l’admettre. Certes, notre adversaire paraissait se ressaisir mais ne l’oublions pas, nous avons la balle du 2/0 au bout du pied. Plus tard, l’opportunité de repasser devant nous sera offerte. Malheureusement, un manque de justesse technique a joué en notre défaveur » soupirait Christophe Pelissier. Pendant une très courte apparition en conférence de presse où il s’efforçait à faire bonne figure, à dissimuler sa frustration.

« Les trois réalisations marseillaises font suite à autant de maladresses de notre part. Opposés à de telles individualités, cela ne pardonne pas… » Réaliste et en aucun fataliste, l’entraîneur local recherchait certains motifs de satisfactions : « Le groupe a su se mettre en mode « coupe », être à la hauteur de l’événement.S’attachant à aborder cette rencontre comme il le fallait »argumentait encore celui toujours en quête de l’attaquant providentiel. Celui qui parachève l’ouvrage.

« Nous avons la capacité de pouvoir rivaliser jusqu’à l’approche du but adverse, jusqu’à trente mètres. » Puis la dangerosité amiénoise s’atténue inexorablement. Fait (de nouveau)… marquant au cours d’un duel où l’OM – comme d’autre auparavant d’ailleurs – a su en profiter.

« J’ai redouté d’avoir mis notre hôte trop en confiance avec cette rapide ouverture du score. Mais notre équipe n’est pas la deuxième meilleure attaque, derrière le Paris Saint Germain, pour rien me semble-t-il… » mentionnait Rudy Garcia. Avant qu’il ne salue au passage l’efficacité de son buteur« maison » Celui dont « la prestation face à la Lazio de Rome était annonciatrice d’un évident retour en forme ».

Intenable, la force de frappe Olympienne a donc terrassé, à elle seule, la détermination, la farouche envie de bien faire des ambassadeurs « Hauts de France ». Effectif qui s’apprête à débuter les « Travaux d’Hercule »… Ainsi aurait-elle à cœur de ne pas revenir bredouille de son périlleux déplacement à Nîmes en fin de semaine. Première échéance importante avant que l’Amiens SC ne reçoive l’AS Monaco puis défie Guingamp puis le SCO Angers. Des rencontres à aborder le couteau entre les dents…

  

Fabrice Biniek

Crédit photo : Léandre Leber




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