Une nouvelle fois vaincu alors qu’il pouvait prétendre à mieux, l’Amiens SC connaît une délicate entrée en matière. En attendant des jours meilleurs.

« Le malheur des uns fait le bonheur des autres » A l’issue d’un scénario cauchemardesque à Nice, soldé par un huitième revers en douze sorties (1-0), l’Amiens SC s’efforçait à se consoler. Et les semblables mésaventures de ses compagnons d’infortunes Dijon et l’AS Monaco – défaits respectivement à domicile contre Nîmes (0-4) et à Reims (1-0) – apportaient un léger baume au cœur, tentait d’atténuer la tristesse de ce déplacement manqué. Où la malencontreuse « bévue » d’un malheureux Prince Gouano attisait les regrets. Un peu encore…

Cependant, entrevoir l’idée de résumer ce duel à ce seul fait de jeu serait audacieux, présomptueux. D’autant que les quatre-vingt dix minutes, les hommes de Christophe Pelissier ont fait preuve d’inefficacité. Cruel constat qui semble d’ailleurs vouloir leur coller à la peau.

« Comme face au FC Nantes (1-2), nous ressortons frustrés de cette rencontre… Sincèrement, je ne sais pas comment l’OGC Nice aurait pu marquer autrement. Notre entame de match a été plaisante, cohérente mais stérile. Cette heureuse ouverture du score niçoise vient alors nous punir » soupirait le responsable technique de l’ASC. Le regard triste, hagard presque. Avant de poursuivre : « Alors que je m’imaginais être mis à rude épreuve, Régis (Gurtner) n’a jamais été mis réellement à contribution » De quoi susciter une légitime amertume dans cette quête de points.

Christophe Pelissier ne dissimulait pas sa frustration

Prochaines échéances importantes

Privé de certains attaquants patentés, l’intéressé a donc été contraint, forcé de composer avec les moyens du bord. Et dans cette… galère, les amiénois ont pêché. Certains interpelleront sur ce penalty non accordé pour Otero à l’entame du « money time » mais à quoi bon. L’Amiens SC ne décolle, pire s’enfonce inexorablement.

« Notre adversaire est arrivé avec une belle organisation et a bien joué » Les mots (d’encouragements) de Patrick Viera, l’entraîneur niçois soulagé, réussiraient-ils atténuer ceux qui rongent une troupe courageuse, nullement épargné actuellement par les concours de circonstances ? L’avenir le définira… D’autant que les échéances à court terme se révèlent être déterminantes pour les représentants des Hauts de France.

Ainsi, un résultat devient important, nécessaire en fin de semaine, sur la pelouse de Toulouse. Un hôte qui pourrait se retrouver en situation précaire et devoir batailler pour le maintien. La réception de l’Olympique de Marseille (dimanche 25 novembre à 21 heures), le déplacement à Nîmes dans la foulée avant un duel à couteaux tirés contre l’AS Monaco (4 décembre) conditionneront peut-être le futur d’une formation amiénoise qui ne dévoile le profit du parfait reléguable. Bien au contraire.

Et dans cette période délicate, où les vents apparaissent (trop) souvent facétieux, il convient de tenir bon la barre, dans l’attente de jours meilleurs.

Fabrice Biniek

Crédit photo : Léandre Leber – Gazettesports 




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