Trois victoires en quatre sorties. Incontestablement, l’Amiens SC se sent pousser des ailes à la Licorne. Aire de jeu où les partenaires de Régis Gurtner affichent un plaisant coefficient de réussite.

L’enceinte de la Licorne deviendrait-elle une citadelle imprenable ? A l’exception de Montpellier, effrayant d’efficacité en fin d’été, le Stade de Reims (4-1), Rennais (2-1) puis hier soir Dijon (1-0) se sont donc cassés les dents face à un Amiens SC ayant … les crocs devant son public.

Si tout n’a pas été parfait hier soir, le murmurera d’ailleurs, à demi-mot, au terme de la rencontre, Christophe Pelissier, les trois points tombés dans l’escarcelle de sa formation se révèlent très précieux. Et par les temps qui courent, l’entraîneur amiénois se refusait donc à faire la fine bouche. « L’essentiel demeure la victoire. J’avais encouragé les joueurs à faire preuve de solidarité, de détermination. L’intensité qu’ils se sont appliqués à déployer en début de duel démontrait d’ailleurs qu’ils avaient bien entendu le message » mentionnait l’intéressé. Avant d’évoquer le but, ce but que Saman Ghoddos venait d’inscrire. Cette frappe des 30 mètres « où il ne s’est pas posé de questions ».

Légèrement pointé à l’index, en dernier lieu en Normandie, où son implication avait été jugée « pas assez productive », l’international iranien retrouvait alors sa superbe. Celle qui avait été la sienne face au Stade Rennais. Une réalisation où Ganso, autre recrue du mercato estival, n’apparaissait pas étranger. Sa petite touche de balle avait alors placé son partenaire en position favorable. Juste avant la pause…

Rigoureux et appliqué

Avant un second acte où l’Amiens SC se voulait fier gestionnaire. « Nous avons reculé mais cela semblait légitime. L’objectif était d’éviter d’être pris de vitesse. Par conséquent, nous avions décidé de présenter un bloc compact et homogène. Opposés à un adversaire en proie au doute, nous ne savions cependant pas vraiment sur quel pied danser. Demeurer offensif et donc s’exposer ou bien privilégier ce résultat qui, soit dit en passant, nous convenait à merveille » analysait Christophe Pelissier.

Dont la satisfaction apparaît aussi sur le fait de n’avoir encaissé de buts : « Régis Gurtner n’a été que très rarement mis en danger, à contribution aussi. Cela dénote d’une évidente rigueur défensive. » Volonté d’étanchéité que l’Amiens SC se devra de renouveler, sitôt la (mini) trêve hivernal, afin d’espérer éviter de succomber sous les vagues successives des attaquants du Paris Saint Germain. Avant qu’il n’essaie de trouver ses marques loin de ses bases.

Assurément perfectible – « je reste convaincu que l’équipe peut faire beaucoup mieux » – la troupe amiénoise a cependant fait le job. Dominant un Dijon FCO qui n’ait parvenu à enrayer sa maudite spirale. « Nous aurions pu jouer aussi longtemps que possible, nous n’aurions jamais trouvé la faille » Constat teinté d’amertume de la part d’Olivier Dall’Oglio sitôt cette bataille que les siens venaient de perdre aux dépens d’un « concurrent direct ». Un (nouveau) revers qui toutefois n’était pas pour déplaire aux joueurs du président Bernard Joannin.

Mais c’est bien connu, « le bonheur des uns fait souvent le malheur des autres »…

Fabrice Biniek

Crédit photos : Léandre Leber – Gazettesports




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