Voici la seconde partie de l’interview du capitaine des Spartiates, Rémi Fournier, et de son coéquipier Sidoine Noungui, à quelques jours de la finale nationale de Deuxième Division face aux Centaures de Grenoble.

Ne comptant qu’une seule défaite sur la saison et ayant remporté la demi et la finale de conférence avec la manière, on vous imagine mal perdre cette rencontre…

(Rémi) : On ne sait jamais ce qu’il peut se passer sur un match, et en face ça va vraiment être une très grosse équipe. Ils ont aussi mis 48 points en finale de conférence sud. On voit que c’est une grosse équipe qui met beaucoup de points.
(Sidoine) : Ils ont mis 48 points en plus à une équipe qui a dominé le championnat du sud et qui était la meilleure défense. On arrive pas totalement confiants tout simplement parce que c’est une équipe qu’on a jamais rencontré dans notre championnat cette saison, ni les années précédentes. La seule base qu’on a c’est ce qu’on a vu d’eux sur la vidéo.

Donc ils ne vous sont pas complètement inconnus…

(Rémi) : Ah non. On sait quel joueur va être en face de nous, mais on ne les connaît que grâce à la vidéo.

Est-ce que cette finale nationale vous semble plus importante que la demi-finale de conférence qui vous a offert la montée ?

(Sidoine) : C’était les deux gros objectifs, pour moi en tout cas, de la saison. C’est un objectif (ndlr : la montée) qu’on avait clairement depuis deux ans. Depuis deux ans avec le nouveau groupe majoritairement constitué de Picards. On l’a atteint cette année en demi-finale, pas parce qu’on l’a gagnée mais parce que la fédération a modifié la règle. Mais au final on a quand même gagné le match de finale de conférence qui aurait fait qu’on serait monté en Élite. Donc pour moi c’était plutôt la finale de conférence qui était le plus important. Pour confirmer qu’on ne monte pas en Élite parce que les règles ont changé, mais parce qu’on le mérite.
(Rémi) : C’est ce que le coach nous a dit aussi tout au long de l’année : « Il faut faire mieux que la saison précédente ». L’année dernière on s’est arrêté en finale de conférence, là on a fait mieux, maintenant il faut finir le boulot.

Après avoir gagné la finale de conférence, cette finale nationale c’est quand même plus que du bonus…

(Rémi) : Il faut confirmer, c’est un objectif aussi.
(Sidoine) : Ce que nous disent les coachs aussi c’est que dans 10 ou 20 ans on se rappellera qu’on a fait monté le club en Élite mais si on gagne on se rappellera surtout qu’on a soulevé un titre entre potes. C’est ça aussi qui fait aujourd’hui que les anciens joueurs sont encore là ensemble, parce qu’ils ont gagné des titres ensemble. Ils sont là pour s’en souvenir et pour nous supporter, maintenant il faut qu’on fasse la même chose. Ce serait la cerise sur le gâteau. La récompense qu’on attendait tous, c’est de gagner un titre tous ensemble avec un groupe qu’on a formé au fil des années.

J’imagine que d’arriver en Élite avec l’étiquette de champion de Deuxième Division vous offrirait plus de confiance et de crédit face aux autres équipes…

(Rémi) : Je ne pense pas que cela va changer grand chose. Tout le monde nous respecte, même s’ils sont dans une division supérieure. On a déjà gagné plusieurs titres il y a quelques années. En début de saison on a fait un match de préparation contre une équipe Élite que l’on a battue. Donc tout le monde nous respecte déjà. Je connais plusieurs joueurs qui évoluent en Élite et qui nous le disent.
(Sidoine) : Ce serait de la confiance mais aussi un poids à porter le fait d’être champion. On serait attendu. Mais je pense que cela donnerait surtout confiance aux jeunes de se dire qu’on a réussi à le faire.

Pour terminer, avez-vous dans votre préparation des rituels un peu superstitieux ?

(Rémi) : Oui comme tout le monde. Pour certains ça se traduit au niveau vestimentaire, ils vont porter leurs vêtements de match à chaque fois, d’autre c’est leur préparation, ils vont aller sur le terrain à telle heure précisément.

C’est quelque chose qui vous semble important ?

(Rémi) : Oui c’est super important.
(Sidoine) : C’est aussi une chose que l’on travaille au fil des années. Que ce soit sur la nutrition d’avant-match, le sommeil aussi pour la récupération, aller se coucher aux bonne heures quelques jours avant le match. Et puis le jour J arriver et ne pas oublier sa serviette porte-bonheur ou le t-shirt que l’on met en dessous du maillot de match. En fait chaque joueur a pris ses habitudes. Ça peut paraître anodin mais avoir une habitude qui disparaît ou oublier quelque chose, mentalement ça déstabilise.

Rendez-vous samedi soir au Stade du Grand Marais pour encourager les Spartiates d’Amiens dans leur conquête du titre national. Le match sera également diffusé en direct sur le Facebook de GazetteSports.

Propos recueillis par Esteban NOMINE

Crédit photo : Leandre Leber – GazetteSports

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