Dernier rempart de l’Amiens SC, Régis Gurtner va défier Strasbourg, son club formateur, ce samedi. Conscient de l’importance de ce match, entre deux concurrents pour le maintien à cinq journées du terme, le gardien de but amiénois est parfaitement conscient de l’enjeu de cet affrontement.

Votre matelas de points d’avance sur le premier relégable vous retire-t-il un peu de pression au moment de jouer Strasbourg ?

Après le match de Caen, il y a peut-être eu un peu relâchement. On a vu à Lyon que lorsqu’on n’est pas ensemble à 120%, que ce soit individuellement ou collectivement, on ne fait pas le poids. On doit être à 120% dans les duels et l’investissement pour exister dans cette Ligue 1, qu’importe l’adversaire en face. Cette forme de relâchement, c’est humain parce qu’on gagne 3-0 contre Caen et qu’on a 37 points mais il ne faut pas qu’elle existe contre Strasbourg.

Que pensez-vous de cette équipe de Strasbourg qui reste sur une défaite contre Saint-Etienne (0-1) ?

Pour avoir eu les journalistes de là-bas, de leur avis, Strasbourg a fait son meilleur match contre Saint-Etienne, la semaine passée. Ils méritaient même de gagner 2 ou 3-0. C’est une belle équipe qui va venir aussi. Ils ont trois points de moins que nous mais s’ils venaient à gagner, ils nous rejoindront. A l’inverse on peut les mettre à six points en cas de victoire. C’est une petite balle de break qui peut nous permettre de faire un très grand pas vers le maintien.

Peut-on alors parler de finale ?

Il nous reste cinq matches, c’est donc un peu cinq finales. Les deux matches à domicile qu’on a contre Strasbourg et Metz sont maintenant encore plus importants, parce que ce sont des concurrents directs. Pour avoir joué Toulouse, Troyes et Caen à domicile ainsi que Lille à l’extérieur, on sait que ce sera un match très intense et serré, qui va se jouer à peu de chose. Chaque point est important sur ce genre de match.

Sur quoi cela va-t-il se jouer ?

Sur beaucoup de choses. Maintenant, c’est l’équipe qui va gagner le plus duel, qui va produire le plus de jeu – car cela va forcément passer par là sur ce genre de match – qui fera un bon résultat. De notre côté, il faudra que l’on soit sur ce que l’on sait faire : être très solide et se projeter rapidement vers l’avant.

Craignez-vous de trembler au moment de conclure votre maintien ?

Je pense que l’on a un peu l’habitude de répondre présent dans ce genre de match. On l’a vu à Lille ou même ici où on a fait des nuls importants. Depuis le début de la saison, hormis Angers – contre qui on a perdu six points – on a répondu présent contre les concurrents directs. J’espère que l’on pourra encore le faire demain. Cette année, on est dans la position du chassé alors que l’on a souvent été dans la position du chasseur les saisons précédentes. Je préfère être dans cette position, avec huit points d’avance à cinq journées de la fin. On ne sait met pas de pression particulière même si on sait que ce genre de match est important pour nous.

Cela fait deux ans que les destins de Strasbourg et Amiens sont étroitement liés avec vos deux montées et des matches particuliers, cette rencontre est-elle attendue avec une attention toute particulière en Alsace ?

Pas spécialement, je ne pense pas. Il y a toujours eu des scénarios particuliers, avec notre victoire 4-3 ici l’an dernier ou bien encore notre succès 1-0 là-bas à la dernière minute. Cela va être une bonne bataille sur le terrain, ce sont des matches excitants à jouer.

Propos recueillis par Romain PECHON

Crédits photo : Leandre Leber – GazetteSports.fr

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