FOOTBALL : L’Amiens SC peut s’estimer heureux

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joie de Memphis Depay (lyon) vs Regis Gutner (amiens)

Logiquement battu à Lyon (3-0), samedi soir, l’Amiens SC a ensuite assisté en spectateur à l’improbable nul de Lille contre Guingamp (2-2) et à la courte défaite de Troyes devant l’OM (2-3). Malgré ce revers, le promu dispose donc toujours de huit points d’avance sur la zone rouge et peut même quasiment acter son maintien en cas de victoire contre Strasbourg, samedi.

Amiens n’y était clairement pas

Implacable ! Désireux d’aborder ce match de gala avec appétit, Amiens a rapidement été refroidi par une formation lyonnaise actuellement en pleine bourre. « On savait avant le match que Lyon était une grosse équipe avec un potentiel offensif incroyable. Maintenant, le premier but, sur un contre, nous fait beaucoup de mal, regrette Régis Gurtner. C’est un peu difficile à digérer mais ils ont poussé en seconde période et sur le match il n’y a pas photo. » D’autant qu’Amiens n’a clairement pas affiché son meilleur visage. Timorés d’entrée de jeu, les Picards n’ont ensuite jamais su mettre l’intensité nécessaire pour espérer rivaliser avec une telle équipe. « Je suis déçu car on n’a pas eu l’état d’esprit des quatre derniers matches, reconnaît Prince Gouano. Perdre contre Lyon, ce n’est pas illogique mais on n’aurait pas un goût amer si on avait mis les ingrédients que l’on est capable de mettre. Il n’y avait pas assez de combativité mais je n’ai pas d’explication. »

Pas même celle d’un naturel relâchement après des succès ô combien importants contre Lille (0-1) et Caen (3-0), ces deux dernières semaines ? « Je ne pense pas que cela ait le moindre rapport avec cela, réfute le capitaine amiénois. C’est plus dans la manière avec laquelle on a abordé ce match. » Or, Christophe Pelissier aime à rappeler que son équipe ne dispose pas de la moindre charge dans ce championnat. Alors face à une machine parfaitement rodée comme l’est Lyon depuis plusieurs semaines, il ne pouvait en être autrement. « La barre était trop haute, on a essayé de faire ce que l’on pouvait mais quand il y a une telle qualité en face, c’est difficile de rivaliser, assène l’entraîneur samarien. Il n’y a donc aucune excuse à se trouver, que ce soit le stade ou bien notre état d’esprit. L’adversaire était juste plus fort que nous. Il a fort logiquement gagné ce match. »

Une finale avant l’heure

Reste qu’Amiens n’avait pas autant souffert depuis son match au Parc des Princes, le 5 août dernier, et que le niveau de performance et l’implication de certains joueurs – Gaël Kakuta en tête – ont clairement été en deçà des attentes. En outre, avec un calendrier aussi relevé d’ici la fin de saison – avec deux déplacements à Monaco (28 avril) et à Marseille (19 mai) ainsi que la réception du Paris Saint-Germain (4 mai) – l’actuel quatorzième de Ligue 1 ne peut se permettre le moindre relâchement, même inconscient, soit-il. Et pour cause, l’addition aurait pu être encore bien plus lourde à Lyon sans un Régis Gurtner encore dans un grand soir. Et bien que la marge sur la zone rouge demeure confortable, la donne pourrait être tout autre après la réception du Paris Saint-Germain, sacré champion de France ce week-end. « Aujourd’hui, il n’y a ni de la sérénité, ni de l’inquiétude, assure Pelissier. On cherche juste à être performant à chaque match. »

Et si le niveau de performance mais surtout d’exigence n’était pas à son curseur maximal à Lyon, Amiens disposera d’une occasion en or pour se racheter contre Strasbourg, samedi. Face à son meilleur ennemi, la formation picarde peut quasiment assurer son maintien en Ligue 1 dans ce qui s’apparente clairement à une première finale pour le maintien, avant la réception de Metz (12 mai). « On va avoir deux matches à la maison déterminant pour notre avenir en Ligue 1. Il faudra prendre des points sur ces matches-là mais Strasbourg ne sera pas pour autant une finale, à en croire Christophe Pelissier. Au même titre que Caen, ce sera surtout un match très important entre deux équipes qui luttent pour la même chose. Il faudra donc l’aborder de la manière que l’on a abordé nos derniers matches. » Une autre manière de confirmer l’importance d’un match qu’il ne faudra surtout pas perdre à défaut de pouvoir le gagner.

Romain PECHON

Crédits photo : PanoramiC 

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