Au lendemain de Milan-San Remo, première grande classique du calendrier UCI et qui lance officiellement la saison cycliste, le journal l’Equipe n’a pas lésiné sur les superlatifs pour évoquer la victoire de Vincenzo Nibali.

Un succès de grande classe

« Monumental Nibali », « Eternel Nibali ». Franchement,  ce genre de compliments n’est pas coutumier et heureusement du reste sinon nous en arriverions à banaliser des succès. Cela ne s’adresse pas à tout le monde. Car  ce qu’a fait Nibali samedi est quand même exceptionnel. Il en fallait du culot, une part d’inconscience aussi pour s’extirper d’un peloton qui toujours selon l’Equipe, ressemblait alors à une procession. Aucun coureur n’avait jusqu’alors réellement dominé la situation et comme toujours, l’échappée matinale avait pris fin avant la banderole.

La fin de course paraissait donc devoir être tumultueuse avec la crainte de chutes ce qui est du reste arrivé. Mais Nibali était à la fois fort et malin. Il a placé une attaque victorieuse et si son avance n’a jamais  été très importante, elle fut en tout cas suffisante pour qu’à l’arrivée, l’Italien, ancien vainqueur du Tour de France, ait le temps de lever les bras au ciel. Dans la foulée, Arnaud Demare prenait la troisième place. Le champion de France n’a aucun  regret à avoir. Il a été devancé par un grand champion qui fait honneur à son sport.

Belle troisième place pour Demare

Jadis, Francis Pelissier, qui fut un grand coureur puis un grand directeur sportif, demandait toujours à ses  coureurs qui venaient de terminer deuxième ou troisième qui était le vainqueur ? Dans le cas d’Arnaud Demare, la comparaison est flatteuse. Il a été battu par ce qui se fait de mieux aujourd’hui au plan mondial. Maintenant, Arnaud Demare va penser aux classiques flandriennes, le Tour des Flandres puis Paris-Roubaix. Quelque chose nous dit qu’il pourrait en gagner une et ce qui le change par rapport aux années précédentes, c’est le fait qu’il a autour de lui, une très belle équipe.

Cette saison, la FdJ a un partenaire Groupama et financièrement, l’équipe peut recruter les meilleurs coureurs mondiaux. Arnaud Demare est spécialiste des courses d’un jour et cet été ce sera Thibault Pinot qui prendra la suite, avec d’autres objectifs et d’autres équipiers pour lui permettre de réussir un bon Tour de France. Quant au cyclisme dans la Somme, en ce mois de mars glacial, il est quasiment absent puisque ce dimanche, le seul rendez-vous prévu était au Ronssoy. Et encore s’agissait-il de jeunes. Où va notre cyclisme?

Lionel HERBET

Crédits photo : PanoramiC

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