Déçu mais loin d’être abattu suite à l’élimination des siens au terme du sixième match de la demi-finale contre Rouen, Mario Richer, l’entraîneur des Gothiques, a livré un bilan très positif de sa deuxième saison à la tête du club. Maintenant, il espère pouvoir s’appuyer sur cette belle base pour faire encore mieux la saison prochaine.

Vous tombez finalement tête haute…

Les joueurs ont travaillé jusqu’à la dernière seconde. Ils ont été à la hauteur du mot que l’on a utilisé toute l’année, le mot travail. Le travail amène la victoire, on a encore essayé de le démontrer, ce soir, mais il en a manqué un petit peu. Je suis très fier d’eux.

La fierté est le sentiment qui prédomine ou bien avez-vous un peu de déception encore à chaud ?

Non, c’est de la fierté. Les joueurs ont été acharnés tout au long de la saison. Ils peuvent être fiers d’eux, ils ont su trouver des solutions durant toute la saison.

Vous a-t-il manqué un peu de fraîcheur physique ?

Je ne pense pas. Sur le troisième tiers, on était à égalité. Il faut surtout apprendre à contrôler ses émotions. En deuxième période, on était trop nerveux. On avait encore cinq juniors, ils font partie de l’équipe, mais les émotions ne sont parfois pas bien contrôlées. Contre Rouen, on ne peut pas se permettre de leur offrir des lancers faciles. Cela a été le cas, ce soir.

Cela s’est joué sur des détails…

Comme quasiment tous les matches de la série. Comme contre Lyon, on a gagné nos matches avec un but d’écart. Hormis un match avec un grand écart, la série a été serrée. Les éliminatoires se jouent souvent sur pas grand chose.

Cette saison est-elle au-delà de vos espérances ?

Il y a plusieurs facteurs à prendre en compte. J’avais mis Bordeaux deuxième dans le classement. On a finalement fini très haut devant le classement, même devant une équipe comme Lyon qui devait finir devant nous. Ensuite, on a remporté trois matches en supplémentaire contre Lyon dans les playoffs, c’est un exploit. On a pu atteindre la demi-finale, c’est une véritable fierté.

C’est une bonne base de travail pour la saison prochaine…

Il faut déjà voir qui on va pouvoir garder. Après, il faut renouer avec la tradition d’Amiens, à savoir une équipe qui mouille le maillot pour la ville et les fans. Il faut continuer sur cette même dynamique et conserver une équipe acharnée que les gens seront fiers de venir voir. On va continuer à travailler pour remettre l’équipe là où elle doit être.

Il faut désormais travailler sur la saison prochaine…

On va s’y atteler dès ce soir.

Craignez-vous de vous faire piller avec la belle saison livrée par vos joueurs ?

C’est déjà fait ! Des équipes ont fait des offres à nos joueurs par le biais des agents. Ils savent qu’Amiens est un petit budget et les directeurs des autres équipes ont déjà commencé à venir parler à nos joueurs. Certains sont déjà partis.

On imagine que cela vous inquiète…

Ça me fait chier ! Durant les playoffs, les directeurs des équipes éliminées parlent à nos joueurs et à leurs agents. Ils font des offres sur des contrats de huit mois et non de douze mois pour que les joueurs aient le chômage. Le fair-play n’existe pas dans cette Ligue. Amiens est une équipe qui paye tous ses joueurs, qui est très honnête, c’est dommage que les autres équipes ne soient pas aussi honnêtes.

Amiens n’a donc encore démarché personne…

Non, on travaillait sur les playoffs. A partir de ce soir, je change de rôle et je deviens directeur général. Je m’en vais à la chasse. On a parlé avec les joueurs qui sont là mais on n’a pas encore fait d’offres. Cela ne prendra peu de temps, on se donne vingt-quatre heures.

Propos recueillis par Romain PECHON

Crédits photo : Leandre Leber – GazetteSports.fr 

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