HUMEUR : Yoka, Cornet, Barnier : nul n’est au-dessus de la loi

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Tony YOKA ( FRA )

Alors que le cyclisme est confronté à ce qu’on appelle « l’affaire Froome », lequel participe néanmoins en ce moment à la course italienne Tirreno-Adriatico, voilà que nous tombe sur le coin de l’épaule, le cas Tony Yoka, ce champion olympique de boxe que toute la France pugilistique aime beaucoup.

Le cas Tony Yoka

Tony Yoka a démarré, le plus logiquement du monde, une carrière professionnelle bien menée avec des combats sagement choisis. Histoire de le faire grimper tranquillement dans la hiérarchie européenne puis mondiale. Mais on a beau être champion olympique, grand espoir de la boxe, on ne peut se soustraire au contrôle antidopage, y compris celui qui s’effectue à l’improviste. Car telle est la loi qui veut que désormais un sportif de n’importe quelle discipline, est susceptible d’être contrôlé là où il se trouve. Yoka habite la France mais il s’entraîne aux Etats-Unis et officiellement, il n’a pas jugé bon d’informer la Fédération française de boxe. C’est évidemment une erreur.

C’est ce qui s’appelle le contrôle inopiné et il est diligenté par l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD). Dès qu’il y a anomalie, cette Agence transmet le dossier à la Fédération compétente, laquelle prend alors la décision qui s’impose. Dans le cas de Tony Yoka qui, rappelons, avait décliné trois contrôles, la FF Boxe a suspendu le champion olympique pour un an mais avec sursis. Cela va permettre à Yoka de poursuivre sa carrière et il n’est pas, pour l’heure, empêché de boxer. Yoka a beau dire qu’il ne recommencera plus, ce genre de comportement ne plaide pas en sa faveur. Tony Yoka aura désormais intérêt à marcher dans les clous. Faute de quoi, on s’interrogera sur son vrai niveau.

Et les autres, aussi

Tony Yoka n’est pas le premier champion à se trouver dans une telle situation puisque voici quelques semaines, la championne de tennis Alizé Cornet a également oublié de satisfaire à un contrôle. Du coup, Alizé Cornet n’a pas été sélectionnée dans l’équipe de France qui a rencontré la Belgique pour la Fed Cup. Avant Yoka et Cornet, d’autres sportifs avaient été, eux aussi, en infraction puisque le triple sauteur Teddy Tamgho et le cycliste sur piste Grégory Baugé avaient été suspendus pour la même infraction. Et pas forcément avec sursis.

Nous revient aussi en mémoire, le cas de cet entraîneur du club de natation de Marseille Romain Barnier qui avait empêché les représentants de l’AFLD venus contrôler trois nageurs du club. Barnier avait largement dépassé son rôle d’entraîneur et il fut logiquement suspendu pour une durée de six mois. Non seulement, Barnier ne pouvait entraîner mais aussi se rendre dans la piscine. Il a ensuite porté le dossier devant le Conseil d’Etat. Peine perdue car Barnier a été désavoué comme l’avait été avant lui, l’ancienne championne de cyclisme Jeannie Longo qui fut également désavouée.

Les cas Barnier et Longo peuvent, aujourd’hui, faire jurisprudence. Mais encore une fois, il existe bel et bien une loi et il faut la respecter. Qu’on s’appelle Yoka, Cornet ou Barnier.08

Lionel HERBET

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