Fort de son excellente série en décembre, les Gothiques ont su éviter le piège contre la lanterne rouge, Strasbourg (7-1), mercredi. S’il est vrai qu’il leur a fallu plus de temps que prévu pour faire parler leur nette supériorité, les Amiénois ont fait le plein de confiance avant de défier les Boxers de Bordeaux, vendredi soir.

Strasbourg, un match en deux temps

Quatre jours après un succès arraché aux forceps à Angers, Amiens n’a pas eu à s’employer de la même manière pour s’offrir le scalp de la bête blessée alsacienne. Avec sept buts au compteur, l’attaque amiénoise a soigné ses statistiques. Pourtant, les deux équipes étaient encore à égalité à mi-match. « Strasbourg est une équipe travailleuse et intense. Il n’y a rien qui se décide dans la première période contre cette équipe, ces derniers résultats en sont la preuve (ndlr : 2-3 contre Rouen, 2-4 contre Angers et 1-3 face à Bordeaux), rappelle Mario Richer, l’entraîneur des Gothiques. C’est une équipe qui est toujours dans le match. »

On ne peut pas gagner ce genre de match en s’appuyant uniquement sur le talent.

Toujours ou presque. Après avoir offert une valeureuse résistance, les Strasbourgeois finissaient par sombrer au milieu du deuxième tiers. « Il a fallu être patient. Nous avons eu dix-neuf lancers durant le premier tiers, on ne peut donc pas dire que cela n’allait pas bien, détaille Richer. Ensuite, notre power play s’est bien repris en deuxième période pour faire la différence. » En double supériorité, les Gothiques prenaient enfin le leadership à la trente-troisième d’une partie désormais à sens unique. « Il faut avant tout faire un gros travail mental pour l’emporter. On ne peut pas gagner ce genre de match en s’appuyant uniquement sur le talent », soufflait le Canadien.

Bordeaux, déjà un tournant ?

Dominateurs et stériles dans un premier temps, les Gothiques ont longtemps manqué de présence et d’impact autour de la cage adverse. « On avait la possibilité de mettre plus de lancers à la cage mais on a un peu trop joué Fanseat (ndlr : le diffuseur de la Ligue Magnus) en début de match. On voulait faire du beau jeu mais ce n’est pas notre façon de jouer, pestait Richer. On n’a pas les skills d’une équipe comme Rouen ou Grenoble. Notre effectif est fait de travailleurs, il faut donc amener les rondelles au filet et prendre des rebonds à l’occasion. » Sur ce point, le troisième tiers correspondait davantage aux aspirations de l’entraîneur amiénois avec plus de densité et quatre buts au compteur.

Grâce à ce nouveau succès, Amiens entretient donc sa série positive avant d’aller défier Bordeaux, ce vendredi. Un duel qui pourrait bien s’avérer décisif dans la course aux playoffs entre deux équipes qui ne sont séparées que par un seul point à l’abord du dernier tiers de la saison. « Tous les matches sont importants. Que l’on joue Bordeaux, Gap ou Nice, il faut à chaque fois l’emporter, glisse le technicien amiénois. De notre côté, on a la volonté de bien terminer mais Bordeaux a rentamé une série de victoires et voudra très certainement l’emporter devant son public. » Il y aura quoi qu’il en soit un malheureux.

Romain PECHON

Crédits photo : GazetteSports.fr

Bordeaux – Amiens 

Vendredi 29 décembre, 20h15

30ème journée de Ligue Magnus

Patinoire Meriadeck, Bordeaux

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