SPORT ET MODE : Deux Miss, deux sportives

Léa Lambotin, majeure en fin d’année, et Margot Carpentier, 21 ans, ont elles aussi souhaité participer à l’expérience de Miss Élégance Somme. Léa a retenu l’attention du public, du jury et du comité et participera ainsi, en tant que troisième dauphine, aux élections de Miss Élégance Picardie, le 11 novembre. Même si, pour Margot, l’aventure s’arrête là (au même titre que trois autres de ses camarades), elle a eu la chance de participer à une aventure humaine. Elle a aussi pu nous livrer son avis sur le rapport qu’elle entretient avec le sport et la mode.
Alors que Léa est en terminale littéraire et que Margot étudie en fac de langues (dans l’espoir de devenir hôtesse de l’air), quinze jours avant l’élection elles se sont libérées pour venir dans nos locaux. Elles ont, comme toutes les autres, posé en tenue de soirée avant d’enfiler des ensembles de sport, soigneusement choisis par Intersport Amiens.
Toutes deux pratiquent des sports qui semblent diamétralement opposés. Pourtant, les deux partagent le même avis sur la façon de les pratiquer.
Il s’agit du quatrième et avant-dernier volet de cette rubrique visant à savoir si des jeunes filles, telles que de potentielles Miss, voient sous un bon œil la combinaison de l’apparence esthétique et de l’activité physique.
Pour l’instant, les quatre jeunes femmes nous ayant répondu prônaient la beauté au naturel et ne voyaient pas la nécessité de se pomponner pour faire du sport. Qu’en sera-t-il pour Margot et Léa ?

Le comité Miss Élégance : comment cela vous est venu de vouloir l’intégrer ?

Léa : C’est une amie qui m’a dit qu’il y avait une élection prochainement. Comme j’ai déjà participé à d’autres élections, je me suis dit que cela ferait une nouvelle expérience à vivre et j’ai voulu comparer les comités. Le peu de détails que j’ai eu l’occasion de voir pour l’instant me conforte dans mon choix.

Margot : J’ai déjà participé à l’élection Miss Élégance Oise, l’an dernier. J’ai découvert ce comité complètement par hasard. J’en ai alors parlé autour de moi et mes parents m’ont dit « Fonce ! Tu aimes ce genre de choses » ! C’est une organisation sérieuse : on est maquillé et coiffé par des professionnels, on a des robes prêtées (habituellement, c’est plus à nous d’amener nos robes). Grâce à toutes ces choses, je trouve que cela nous met sur une certaine égalité, toutes. On nous dit ce qu’on doit faire, à quelle heure, quel endroit. Cette organisation nous libère pour pouvoir pleinement profiter de l’expérience.

Pratiquez-vous un sport ?

Margot : J’ai fait de la natation synchronisée en compétition pendant cinq ans et j’espère m’y remettre cette année. Avec mes études, les deux à trois entraînements par semaine n’étaient pas gérables. J’ai préféré me consacrer à la fac mais ça me manque beaucoup trop. J’en ai besoin dans mon quotidien et j’espère reprendre rapidement. La cohésion de groupe que requiert cette discipline m’a conquise, j’en ai aussi besoin pour me libérer, penser à autre chose. Il faut que je reprenne ! (Rires).

Léa : Je fais du football. C’est ma première année, mais depuis que je suis petite mon père et mes frères font du foot. Ainsi, j’ai été baignée dans cet environnement dès mon plus jeune âge. On ne m’a pas encore attribué un poste en particulier pour l’instant, mais ça va se déterminer par la suite. Sinon, j’ai déjà fait de l’équitation et un peu de gym.

Quelle(s) raison(s) vous pousse(nt) à faire du sport ?

Margot : La natation synchronisée m’a toujours passionnée depuis toute petite. Je regardais les compétitions à la télé et ça me paraissait inaccessible, en partie parce que je n’en entendais jamais parler autour de moi. Alors, quand j’ai su qu’il y avait un club à côté de chez moi, j’ai dit : « Il faut que je m’inscrive ». Avec la pratique, je me suis aperçue que ce sport mélangeait plein de choses (technique, rigueur et détente) et ça c’est magique : on danse dans l’eau ! Évidemment, ça me permet, aussi, de garder la forme, mais c’est une passion avant tout.

Léa : On entend beaucoup parler de foot et dès que je me retrouve dans une de ces discussions, je me sens intéressée par le sujet. C’est pour ça que ça m’a donné envie d’en faire et aussi, vu que tout le monde en pratique dans ma famille, donné envie de suivre le mouvement. Je me suis dit que ce n’était pas parce que j’étais une fille et que je participais à des élections de Miss que je ne pouvais pas me lancer dans un sport à connotation masculine.

Niveau équipement, de quoi vous munissez-vous ?

Léa : Mis à part les crampons et la brassière (que je porte systématiquement, même aux entraînements), je n’en ai pas.

Margot : Le maillot de bain avec des paillettes (rires) ! Enfin, pas pour les entraînements ! Le pince-nez est indispensable. Nous avons toujours de la musique pour nous accompagner. Sinon, je pense pouvoir dire qu’avec la natation, on va au plus simple : un maillot et c’est parti !

Que pensez-vous du maquillage quand on fait son sport ?

Léa : Je suis absolument contre. Si j’ai du mascara sur moi, je le garde. Mais en aucun cas je ne me maquillerai pour faire du sport comme je me maquille pour faire des photos, comme aujourd’hui. Ça ne sert à rien. Je suis là pour jouer, pas pour faire la belle. Il y a d’autres moments pour être belle et maquillée.

Margot : Pour ma part, je sais qu’il existe des maquillages de synchro qui sont vraiment moches ! Mais, il faut aussi comprendre que ça doit être vu de loin. Je sais que l’on pourrait penser que mon discours est contradictoire car je suis maquillée quand je suis dans l’eau. Mais sinon, quand je fais du sport hors de l’eau je ne vois pas l’intérêt. Primo, je sais que ce n’est déjà pas bon pour la peau. Secundo, je fais du sport pour moi-même, pas pour le regard des autres. Le maquillage reste un accessoire.

Une équipe retient-elle votre attention ?

Margot : Évidemment les équipes de natation synchronisée. Je supporte tout particulièrement l’équipe de France pour avoir nagé avec certaines. Mais j’ai surtout un gros penchant pour l’équipe de Russie. Elles sont exceptionnelles, tout simplement. Toutes de la même morphologie, de la même taille, et, dans l’eau, on pourrait croire qu’il s’agit d’une même personne tellement elles se ressemblent. Elles sont magiques !

Léa : En premier lieu, l’équipe de France. Sinon, je suis fan de foot mais je n’ai pas vraiment d’équipe favorite. J’aime le PSG, mais sans plus. En revanche, lorsque je regarde un match, je vais instinctivement préférer une équipe sur les deux. C’est la pratique du sport qui m’attire, plus qu’une équipe en particulier.

Camille MARSIGLIA




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