HOCKEY-SUR-GLACE – Elie Marcos : « Avoir un groupe homogène »

Neuf ans après son départ pour Strasbourg, Elie Marcos est de retour chez les Gothiques. A 34 ans, l’attaquant né à Amiens doit apporter toute son expérience à une équipe qui souhaite retrouver le dernier carré des play-offs.

Vous êtes de retour à Amiens, neuf ans après votre départ, qu’est-ce qui a motivé ce choix ?

Je suis d’abord heureux d’être de retour à Amiens et de rejouer avec mon club d’origine, là où j’ai gagné mon premier et seul titre de champion de France en seniors. J’espère que cette année va être une année avec un titre. C’est aussi parce que le club me permet de préparer mon après-carrière dans de bonnes conditions donc ceci était important pour moi.

Quand vous parlez de titre, vous pensez également à la Coupe de France au regard de la difficulté pour remporter la Magnus ?

Il est vrai que c’est toujours difficile de gagner la Magnus mais il ne faut pas se dire que cette saison sera difficile et la prochaine ça sera plus facile. L’objectif, c’est de se dire que c’est possible cette année et de tout donner pour y arriver. Après, effectivement, la coupe de France est une belle coupe, c’est une finale à Bercy devant énormément de monde et c’est le seul match en France où tu as la chance de jouer devant autant de monde. Je n’ai jamais eu la chance de jouer la finale à Bercy, j’espère donc qu’on le fera cette année mais ce n’est pas pour cela que l’on met de côté le fait de remporter la Ligue Magnus.

L’équipe sort de quelques saisons compliquées avec des sorties prématurées en play-offs. Comment expliquez-vous cela ?

Oui, déjà il y a une année c’est nous, avec Strasbourg, qui avons sorti Amiens. Je pense que le staff du club a vraiment essayé de créer une équipe capable d’aller loin en play-offs, essayer d’avoir un groupe homogène qui travaille dans le même sens et qu’il n’y ait pas d’individualités et qu’il y ait une osmose. C’était peut-être la limite jusqu’ici. Je pense donc que c’est là-dessus qu’ils ont travaillé pour le groupe. En ce qui nous concerne, cela fait trois jours que nous sommes ensemble et je trouve l’ambiance plutôt agréable. Il faut continuer en ce sens.

Vous avez un mois avec un groupe qui a beaucoup évolué pour trouver une certaine cohésion. Ce n’est jamais évident…

Non, ce n’est pas évident mais c’est aussi une chance d’avoir un groupe qui est quand même assez nouveau. Il n’y a pas beaucoup d’anciens qui sont restés et ceux qui sont restés n’avaient peut-être pas des rôles importants à jouer, leur rôle va peut-être évoluer et ils vont peut-être se sentir plus à l’aise dans le groupe et cela peut faire la différence. Pour le moment, il y a honnêtement une bonne ambiance donc je pense que cela peut le faire.

Qu’est-ce qui est important dans ce mois d’août pour être prêt à disputer le premier match de championnat le 12 septembre prochain ?

Physiquement, on va travailler il n’y a pas de soucis pour cela. Je pense que Mario est quelqu’un qui aime bien l’effort, sa mentalité d’entraîneur est nord-américaine, c’est « no pain no gain ». Après je pense que c’est mentalement, si tu arrives à être bien dans ta tête après un gros mois comme cela, je pense que c’est cela qui fera la différence. Si tout le monde est sur la même longueur d’onde, dans le même état d’esprit, nous parviendrons à aller loin. C’est très mental le sport de haut niveau car si on est bien dans sa tête, on est bien dans ses jambes. Il faut donc que l’on travaille là-dessus.

Tout en s’attelant à éviter les blessures qui ont été trop nombreuses au goût de l’entraîneur, l’an passé…

Oui après ce sont un peu toutes les équipes qui souffrent de cela, même avec vingt-six matches il y avait des blessés. En réalité, c’est au joueur de prévenir quand ils ressentent une douleur, de ne pas trop attendre avant de dire j’ai mal là. Plus le problème est pris tôt, mieux il sera réglé. Il faut éviter d’attendre que cela soit trop tard et que cela prenne trois semaines à être remis en place parce qu’on a trop tardé. Les joueurs doivent se responsabiliser sur tous les aspects, notamment celui des blessures.

Propos recueillis par Romain PECHON

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Rédacteur football.
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