Le virus de la petite reine a (re)conquis Juliette Vandekerkhove

Juliette Vandekerckhove, qu’est ce qui vous pousse à reprendre la compétition ?

Juliette Vandekerckhove : J’ai repris le vélo en octobre 2016, il y a 6 mois maintenant. Dans un premier temps je souhaitais juste pédaler pour le plaisir, mais je me suis aperçue que la forme revenait assez vite et que les sensations n’étaient pas si mauvaises. J’ai attendu fin décembre pour prendre contact avec Lucien Cloet du club de la Madeleine. Il m’a alors proposé de nous rencontrer au club pour évaluer mon potentiel du moment. Il était plutôt agréablement surpris, et m’a expliqué que d’après lui je pouvais envisager une reprise de la compétition dès 2017, après réflexion je me suis dit pourquoi pas.

Depuis quel moment aviez vous arrêté ?

J’ai arrêté le cyclisme en 2004, lors de ma présélection olympique pour Athènes. Je suis revenue des championnats du Monde sur piste de Melbourne et j’ai mis le vélo dans un placard. Le mois passé en Australie a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase…. ! Impossible pour moi de remonter sur le vélo, même si j’étais également présélectionnée pour la route. La fin a été brutale, et je ne suis jamais remontée sur un vélo de course avant le mois d’octobre 2016. A ma grande surprise, j’ai adoré les sensations ressenties lors de ma première sortie.

On suppose que cet arrêt vous a permis de vous installer dans la vie et d’être maman ?

En effet, j’ai souhaité arrêter ma carrière car j’avais envie de vivre autre chose, de devenir une femme avant d’être une sportive et surtout de devenir maman. Aujourd’hui j’ai la chance d’être une maman de trois enfants.

Rappelez nous vos principales victoires ? Quels ont été vos clubs ?

Je suis 17 fois championne de France route et piste, 3 fois championne du monde junior CLM et poursuite, double vainqueur de la coupe de France Elites et divers podiums internationaux. J’ai commencé le vélo à l’âge de 6 ans au vélo club de Roubaix. J’ai ensuite évolué à l’étoile cycliste Linselloise aux côtés de mon père. J’ai acquis mon premier titre de championne de France sous les couleurs de l’AS Hellemmes, et mes premiers titres mondiaux au club de Fourmies. J’ai terminé ma carrière au Vélo Club de Roubaix. Aujourd’hui, j’ai repris au club de la Madeleine avec Lucien Cloet, mon entraîneur et de certaines filles de l’équipe de France Elise Delzenne et Fiona Dutriaux.

Aujourd’hui, quelle est votre ambition ? Un retour en équipe de France est-il possible ?

Je ne sais pas si je peux parler aujourd’hui d’ambition, j’aime assez associer ma reprise à la compétition au mot « plaisir », j’en ai besoin, c’est ce qui me fait avancer. Je ne vois pas pour le moment de contrainte à ma reprise. J’ai besoin de refaire mes gammes, du foncier, il me faudra un certain temps avant de pouvoir prétendre à me fixer des objectifs sportifs. Cette situation me convient, je ne souhaite pas brûler les étapes. Un retour en équipe de France pourrait être envisagé, si et seulement si je retrouve un bon niveau et surtout si la Fédération a besoin de moi et qu’elle souhaite que nous travaillions ensemble.

Propos recueillis par Lionel Herbet




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