Portrait

Charly Charrier, le joueur qui fait jouer les autres

Depuis son arrivée cet été à l’Amiens SC, Charly Charrier a révolutionné le jeu de l’équipe. C’est l’homme  qui rend les ballons propres et surtout se montre très altruiste.

Portrait d’un homme attachant.

Mais quelle transformation  dans le jeu collectif de l’ASC par rapport à la saison dernière ? Il est vrai qu’en L2 un joueur qui possède une certaine technique, peut évoluer à un registre qui lui convient mieux qu’en National.
C’est Manu Bourgaud, autre Vendéen ayant lui aussi évolué dans son jeu qui nous le confiait récemment :
«  En L2, vous n’avez pas d’adversaire collé à vos basques comme en National ».
Christophe Pelissier était évidemment conscient qu’en accédant à la L2, il fallait apporter de petites modifications à l’équipe afin qu’elle soit plus compétitive, meilleure en quelque sorte.
Dans son intervention, lors de la présentation officielle de l’équipe, John Williams dont l’influence pèse de plus en plus et dont les choix sont très judicieux, soulignait que l’équipe cette saison « était rapide derrière et devant et que dans le milieu de terrain, il y avait beaucoup d’intelligence ». Intelligence personnifiée par Guy NGosso et aussi Charly Charrier sans oublier évidemment Thomas Monconduit, Guess Fofana, Richard Soumah, Manu Bourgaud.
Charly Charrier  était depuis plusieurs saisons, le métronome de l’équipe de Luçon dont il était un des rouages essentiels.
Pas de surprise donc que Charly Charrier ait confirmé ses qualités techniques, lors des matches de championnat.
Et puis, vendredi dernier, outre le fait qu’il ait été le joueur à avoir parcouru  le plus grand kilométrage sur le terrain (nous y reviendrons), Charly Charrier a inscrit le premier but.
Un but de toute beauté, très pur dans sa conception et sa finition.
Charly a livré le match presque parfait, en récupérant et en rendant plus propres les ballons, en taclant au sol, en allant d’un côté comme de l’autre du terrain et même en se propulsant en attaque.
Bref, Charly Charrier et que ses équipiers nous pardonnent, a été la vedette de cette rencontre face à Tours.
Toutefois, Charly le Vendéen qui réussit en Picardie, gardait son calme et toute sa maitrise verbale après la rencontre, devant les médias plus nombreux que d’habitude  pour recueillir ses impressions.
« Sur mon but, je reprends la balle au deuxième poteau, comme elle vient. Elle va sur le petit filet et bien sûr que je suis très content. Mais au-delà de ce but, cela fait du bien de gagner. C’est vrai que tout le monde dans l’équipe me disait : il faut que tu marques.
« Je ne cours pas après les stats. Les buts viennent naturellement et il ne faut pas forcer le destin.  Je savais qu’à un certain moment, je marquerais. J’ai toujours dit que l’important pour moi est de faire jouer les autres. J’aurais signé pour ne pas marquer et gagner. Marquer n’est pas une fin en soi. Il y a des buts et surtout des phases de jeu intéressantes.
« Il se dégage chez nous un état d’esprit et une force collective. On l’a vu avec le but du 2-1, nous avons réattaqué et remis un coup de collier pour marquer le troisième but.
« On me dit que nous avons joué notre meilleure première mi-temps. Je ne sais pas mais j’ai bien aimé Reims, Lens mais c’est vrai qu’au repos, nous avons marqué deux buts même si nous avons concédé quelques occases.
« Je ne compare pas les matches mais je sais une chose : nous avançons.
Nous savions que c’était un match piège et que nous étions attendus. Les équipes commencent à nous regarder, ce qui est normal.  Mais nous savons nous adapter au jeu de nos adversaires et cela est très intéressant.
« On m’a fait comprendre quand je suis arrivé au club qu’il fallait une transition entre les défenseurs et les attaquants avec un milieu de terrain qui garde le ballon et joue le rôle de plaque tournante. J’essaie d’évoluer dans ce registre et pour le moment, cela se passe bien.  A Luçon, je jouais un peu reculé juste devant la défense. Aujourd’hui, je me réadapte à un poste que je connaissais déjà mais dont j’avais un perdu l’habitude.
« Il m’arrive parfois d’alterner avec Jo Tinhan et comme nous jouons avec des GPS, on voit que nous cavalons pas mal sur le terrain. Mais c’est aussi la force d’un groupe. Il n’y a pas de secret. Plus vous courez et plus vous faites courir l’adversaire. Mais je sais que nous connaitrons des périodes plus difficiles et alors il faudra s’appuyer sur cet état d’esprit. »
« Ce qui m’anime, c’est la recherche du jeu et la philosophie du jeu. Pour l’instant, je m’éclate et toute l’équipe s’éclate. Je retrouve du plaisir en faisant de bons dribbles et de bonnes passes.
« On m’avait vendu un projet de jeu quand je suis arrivé au club qui souhaitait faire des attaques plus placées et avoir une meilleure transition entre défense et attaque. C’est ce qui se passe en ce moment. Nous prenons des points, nous avançons mais le plus dur va commencer. Je sais que nous allons être attendus et c’est normal.

« Nous sommes premiers et nous allons quand même pas nous plaindre ».

Lionel HERBET




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