Philippe Ermenault n’a pas voulu manquer sa Rando

C’était dimanche matin à Picquigny. Une demi-heure avant le départ de la Grande Vallée arrive, souriant, avec son VTT, Philippe Ermenault. Oui, l’ancien champion olympique de la poursuite par équipes à Atlanta en 1996.

A cette époque, Philippe Ermenault possédait son club de supporters, animé par Paul Fourquier. Fin 1996, la municipalité de Picquigny était parvenue à réunir les quatre champions pour une soirée mémorable dans la salle des fêtes: Francis Moreau, Jean-Michel Monin, Christophe Capelle et bien sûr Philippe Ermenault.

Depuis, le club Philippe Ermenault existe toujours même si depuis quelques années, certains membres nous ont quittés comme l’ancien maire Romain Zurek et Jean Holowaty. La municipalité de Picquigny n’a jamais oublié son champion à qui elle a même attribué une rue. Les Blaireaux de Picquigny sont venus grossir les rangs de ceux qui souhaitaient organiser une épreuve, ou plutôt un rassemblement festif de sportifs qui viendraient rendre hommage à notre grand champion.

Depuis quelques années, se déroule donc la Grande Vallée qui a succédé à la Rando Philippe Ermenault. Le rassemblement se fait le premier dimanche de septembre, face au château de Picquigny et les vététistes, marcheurs et coureurs à pieds ont rendez-vous. Le parcours est tracé dans le bois de Neuilly. Ce dimanche, ils étaient trois cents à s’être déplacés.

Parmi eux d’anciens joueurs de foot, des rugbymen, joueurs de hockey sur gazon ou judokas. Ou simplement des sportifs anonymes qui, une fois l’an, viennent se tremper dans une ambiance sympathique. Alors la venue de Philippe Ermenault a fait plaisir. Il a participé au VTT et comme tous les autres, il a pris sur la figure de belles averses.

A l’arrivée, tout ce petit monde, trempé jusqu’aux os, était accueilli avec le sourire par les bénévoles des Blaireaux dont le président est un copain de Philippe Ermenault : Frédéric Bleux. Il y avait une dégustation de brochettes de bœuf, une boisson et enfin une tombola. Bref, un beau dimanche même s’il fut à certains moments, pluvieux.

Lionel Herbet




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