La boxe française continue sa moisson

Il doit être vraiment content notre ami Jérôme Fouache, l’inlassable animateur du club de boxe anglaise d’Amiens. Lui qui râlait récemment après la télévision parce qu’elle faisait l’impasse, un certain jour, sur un combat d’un boxeur français en lui préférant une retransmission d’une autre discipline sans la participation d’un Tricolore, eh bien, cette fois, Jérôme est  heureux.

Heureux de voir qu’à Rio, une bande de garçons et de filles font  honneur à leur sport mais aussi au maillot de l’équipe de France. Rien à voir avec le comportement détestable de ce joueur de tennis qui a « craché » sur les Jeux et qui a été renvoyé, pour mauvais comportement, dans ses foyers.

La France pugilistique rayonne et brille de mille feux. Avec deux filles Estelle Mossely (-60kg) et Sarah Ourahmoune (-51kg) qui ont décroché une belle médaille. Rien de tel pour amener cet automne des filles à franchir le pas et à monter sur les rings pour disputer de vrais combats.

A Amiens, elles sont des dizaines à pratiquer l’Aéro Boxe mais certaines vont, sans nul doute, se décider à disputer de vrais combats. Quand on voit le visage souriant de Sarah et Estelle, on se dit que la boxe n’est pas le sport de voyou que certains se plaisent à le signaler. La joie de Sofiane Oumiah, le petit chouchou de Jérôme Fouache, n’est pas surfaite. Le garçon est  ému lorsqu’il monte sur le podium pour recevoir sa médaille dans la compétition des – 60kg. Il est fier de représenter la France, fier du chemin parcouru  depuis quatre ans lorsqu’il était anonyme dans son quartier.

Le sport et plus particulièrement la boxe représentent pour Sofiane, une sacrée promotion sociale. Maintenant, il est clair qu’il ne faut pas abandonner ce garçon, qu’il reste chez les amateurs ou devienne professionnel. Le président fédéral André Martin boit du petit lait. Lui que Jean Marc Mormeck voulait envoyer à la retraite, le voilà plus grand que jamais. A l’instar de Tony Yoka, le poids lourd toujours en lice pour la médaille d’or et qui sera le grand champion de demain.

A l’opposé de la boxe, le cyclisme sur piste vit des heures difficiles. Les pistards ont été très décevants à l’image de Grégory Beaugé et du coup, la France se retrouve en 11e position du classement mondial. Une dégringolade qui est bien triste et atteste de l’actuelle incompétence des responsables de la F F C. Champions olympiques en 1996, les Ermenault, Moreau, Capelle et Monin doivent être bien tristes.

Tout est à reconstruire dans le domaine de la piste. Pas au niveau des structures puisque nous avons de beaux vélodromes mais au niveau de nos cyclistes et surtout de nos entraineurs.
D’ores et déjà, on peut prévoir des règlements de compte au sein de la Fédération française de cyclisme après ceux déjà enregistrés au sein de la  natation.

Lionel Herbet




  • Journaliste historique du sport Picard et Amiénois. Lionel est la mémoire des plus grands exploits sportifs de la région.

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