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VOILE : Olmix au départ de la transat Québec – Saint-Malo

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Olmix au départ de la transat Québec – Saint-Malo

Ce dimanche à 13 heures, Olmix a pris le départ de la Transat Québec Saint-Malo. Une transatlantique unique en son genre avec une première partie de course dans l’estuaire du fleuve Saint-Laurent, un « slalom » à négocier dans les îles de la Madeleine et autour de Saint-Pierre et Miquelon avant la traversée de l’Atlantique Nord. Près de 3 000 miles nautiques (5 500 km) à parcourir en équipage jusqu’à Saint-Malo.

Météo capricieuse à Québec au moment du départ de la Transat Québec Saint-Malo, avec temps très nuageux et un vent de 20 à 25 nœuds de face, mais les 4 navigateurs d’Olmix Sailing Team sont prêts à en découdre avec leurs adversaires. Rapidement le vent faiblit et la grand-voile réduite au moment du départ est hissée en tête de mat. Avec la renverse du courant en fin de journée, la progression de toute la flotte est très ralentie.

Comme prévu, la sortie du Saint-Laurent est compliquée et tactique : ce fleuve immense est soumis au rythme des marées du golfe plus importantes encore que celles que nous connaissons dans la baie du Mont Saint Michel. Les courants sont donc très forts et s’inversent toutes les 6 heures. 750 miles à naviguer ainsi, jusqu’au passage de l’ile Saint Pierre et Miquelon qui ouvrira la porte de l’océan Atlantique. Lundi 11 juillet, Olmix pointe à la 3ème place de la classe Multi50 à seulement 9 miles du leader, Lalou Roucayrol sur Arkema. Jolie performance, Pierre Antoine et son équipage ont su négocier habilement les difficultés du Saint-Laurent pour rester au contact.

Olmix est le bateau le plus ancien de la classe Multi 50, difficile donc de rivaliser avec les trimarans ultra-modernes qui ont un potentiel de vitesse beaucoup plus important. Mais ces conditions difficiles ne font pas peur à Pierre Antoine et à son équipage : dans le petit temps et en jouant habilement des courants Olmix est dans la course. La vraie bagarre se jouera avec les class 40, des monocoques de 40 pieds très performants, que Olmix a bien l’intention de laisser dans son sillage.

Pour cette course en équipage, Pierre Antoine s’est entouré de marins solides et expérimentés : Jean-Yves Derrien, co-skipper du bateau et compagnon de toujours, connaît parfaitement le bateau. Pascal Quintin, navigateur chevronné, a navigué sur toutes les mers du globe et reste profondément attaché à sa Bretagne natale. Patrick Cassin est un amateur averti qui a  aussi solide expérience de régatier. Cet équipage de choc est prêt à donner le meilleur de lui-même pour arriver à Saint-Malo le plus vite possible. Mais Pierre Antoine sait bien que chaque transat est une épreuve difficile : « la bagarre sera rude, et si Olmix veut battre son temps de référence de 2012, il faut arriver sous les remparts de la cité corsaire en moins de 14 jours ! »

Créée en 1984 à l’occasion du 450ème anniversaire de l’arrivée du corsaire malouin Jacques Cartier au Canada, la Transat Québec Saint-Malo est encore aujourd’hui un symbole fort des liens qui unissent ces deux villes. Sur le plan sportif, cette transatlantique est très particulière, avec une première partie de course très tactique dans l’estuaire du fleuve Saint Laurent, avant la traversée de l’Atlantique Nord.

OLMIX

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