Nolan Givone, un champion d’Europe forgé en Picardie

A tout juste 17 ans, Nolan Givone est un pongiste de haut-niveau. Né en Normandie, Nolan a été licencié pendant 3 ans au Doullens-Bernaville-Tennis de Table quand il n’avait qu’une dizaine d’années. Les années ont passé mais le talent est resté. Avec l’Equipe de France, Nolan Givone est devenu double champion d’Europe par équipe 2014 en cadet et 2015 en junior. Aujourd’hui licencié à Saint-Denis, il s’entraîne à l’INSEP avec les meilleurs joueurs français.

Vendredi dernier il a disputé dans son ancien club le « Ping-Tour », un tournoi d’exhibition. Après ses retrouvailles GazetteSports a rencontré ce grand espoir du sport français.

Gazettesports : Comment t’es-tu retrouvé à Bernaville (au DBTT) juste avant d’intégrer le Pôle Espoir et sachant que tu n’es pas originaire de Picardie ?

Nolan Givone : J’habitais en Basse-Normandie, mon père était mon premier entraîneur. Il a entraîné dans plusieurs clubs mais a beaucoup changé de poste. Un jour il a eu une proposition pour aller dans le club de Bernaville, je l’ai suivi, nous pouvons dire que j’ai commencé là-bas puisque c’était ma 2ème année de ping-pong.

Gazette Sports : Comment se passe ta vie à l’Insep ?

Nolan Givone : L’Insep c’est un centre d’entrainement où il y a vraiment tous les meilleurs joueurs français. Il y a un super bon groupe dont Thomas Le Breton [l’un des participants du Ping tour présent]. C’est vraiment super pour s’entraîner le niveau est très correct, nous nous entraînons beaucoup.

Nous sommes un peu à l’écart, c’est au bois de Vincennes. Il n’y a rien à côté. Nous sommes obligés de prendre le bus pour sortir en ville. Mais c’est ça qui est bien aussi, nous sommes avec tous les sportifs pas qu’avec des joueurs de tennis de table. Il y a même Jimmy Vicot, le recorman d’Europe du 100 mètres.

Par rapport aux repas par exemple, nous devons faire attention et être rigoureux pour ne pas prendre de poids. Nous ne faisons jamais de sortie, ne prenons jamais d’alcool et ne fumons pas.

GS : Qu’est ce qui te semble important dans ce tournoi ?

NG : Ce qui est important c’est que j’ai retrouvé plusieurs personnes. Au niveau du Ping c’est plus pour me faire plaisir. Là j’ai une semaine de vacances la semaine prochaine, ici c’est plus pour me faire plaisir et jouer au Ping parce que j’adore ça.

GS : Lorsque tu es revenu par ici après tant d’années est-ce que tu t’es dit que le club, les infrastructures sont devenus trop petits pour toi ?

NG : Non pas du tout. C’est tout de même une belle salle, les airs de jeux sont très corrects … Ça fait du bien aussi de revenir dans des salles avec des conditions de jeu comme celles-là. Si nous jouons tout le temps dans des salles parfaites avec des éclairages parfaits, nous pouvons vite nous endormir. Et lorsque nous arrivons dans une salle un peu moins bien nous pouvons vite nous énerver. En plus ici je connais tout le monde.

GS : Tu as gardé des attaches avec la Picardie. Est-ce vrai que tu t’es forgé en Picardie ?

NG : C’est vrai, en Picardie les conditions étaient difficiles, nous jouions dans une salle qui n’était pas parfaite mais pour le mental c’était bien. Parfois il faisait vraiment froid dans la salle, c’était difficile. Mon père à ce niveau-là a été parfait, il m’a vraiment bien forgé.

GS : Est-ce un plaisir de revenir ici et de revoir des gens que tu connais ?

NG : Oh oui ! Je retrouve toute ma « famille », les personnes qui m’ont accompagné quand j’étais petit. Cela fait à peu près 8 ans que je ne suis pas revenu.  C’était l’un de mes premiers clubs. Lorsque j’avais 9-10 ans j’étais dans le club de Doullens donc ça fait plaisir de revenir ici et de retrouver des personnes que je n’ai pas vu depuis longtemps. Ça fait toujours plaisir de les revoir et de revenir jouer en Picardie.

GS : Quelles sont les prochaines échéances pour toi ?

NG : Dimanche je dispute un tournoi à Paris, là aussi pour mon plaisir. Fin mai, j’ai les championnats de France. J’ai hâte d’y être, c’est la compétition de référence. Je suis en 1ere ES et suis le parcours à l’Insep. Il y a un bâtiment scolaire à l’intérieur et ils prennent ça très au sérieux. Ils sont très stricts au niveau des notes. Il faut penser à l’après carrière.

GS : Quel est ton rêve ?

NG : Les Jeux Olympiques c’est vraiment la compétition de référence, c’est tous les quatre ans, le rêve de tous les sportifs. L’objectif est d’y participer, de représenter son pays et pourquoi pas de faire une médaille. Pour 2016, c’est un peu tôt mais pour 2020 à Tokyo je vais essayer.

Propos recueillis par Francis LETOCART




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