Clément, un jeune prometteur

Lundi dernier, dans la salle de réception du C D O S à Amiens, lorsqu’il a reçu le  Challenge Brandicourt, le jeune archer Clément THOMAS n’a pas éludé l’idée de se diriger vers le F I T A qui est la seule spécialité olympique dans le Tir à l’Arc.

En tout cas,  voilà un garçon qui n’a pas froid aux yeux et c’est une bonne chose.Clément THOMAS est bien le fils de sa maman, présente également à cette soirée et qui nous avouait que « Clément était comme elle« . Qu’il disait toujours ce qu’il pense.

Et c’est du reste grâce à sa maman que le petit Clément a découvert le tir à l’arc, un jour qu’il était allé se balader dans les bois.

« Et du jour au lendemain, j’ai dit à ma mère que je voulais pratiquer ce sport. J’étais alors cadet et j’ai été regroupé avec les juniors. Je lui ai alors dit que je voulais faire les championnats de France ».

Franchement, nous avons aimé la répartie de Clément qui écoutait le président du C D O S Marcel GLAVIEUX. Celui-ci semblait un peu perdu dans ses explications car le  Tir à l’Arc est un sport qui comprend de multiples spécialités. Toutefois, une seule est olympique : le FITA.

Simplement, Clément est pour l’heure adepte du Tir Arc à poulies nu et ne nous demandez pas de vous expliquer les règles. Nous sommes ignares et ne sommes pas les seuls.

Toujours est-il qu’à un moment, Marcel GLAVIEUX a suggéré à Clément de s’adonner au football.

Réponse immédiate du jeune homme qui a soulevé le rire général :
-Le Football est un sport de faibles
-Le Rugby est un sport d’hommes
-Le tir à l’arc est un sport de …Dieu

Dans la salle du CDOS, Sabrina HOLLEVILLE-MILHAT chargée des Sports au Conseil départemental  a aussi apprécié les réparties de ce Clément qui incarne parfaitement cette jeunesse qui veut réussir.

Mais redevenons sérieux pour parler de ce garçon, né à Rivery,  licencié au club de Villers Bretonneux et dont le palmarès est déjà intéressant.

« D’abord, le poulies n’est pas reconnu au niveau international, nous signale Clément. Mais sachez que les flèches que je vais décocher atteignent une vitesse de 300km/heure. C’est une vraie arme et c’est pour cela que ce sport se pratique en nature. Dans la Somme, il n’y a que deux clubs à Villers Bretonneux et Quend. 

« Enfin, je n’ai pas dit que mon ambition n’était pas d’aller aux Jeux Olympiques. Cela m’intéresse beaucoup et pourquoi pas me destiner vers le FITA?  Evidemment, cela changerait au niveau de l’intensité de mes entrainements qui deviendraient quotidiens ou presque.

« L’arme aussi changerait avec  un viseur ce qui n’est pas le cas en ce moment. Mais il y a aussi le prix du matériel. Un arc tout équipé avec viseur cela est d’environ deux mille euros alors qu’actuellement, il ne coûte que huit cents euros. »

Outre le tir à l’arc, Clément est un bon élève.

Ses études le destinent vers le monde de la banque ou à devenir technico-commercial ou  expert comptable.

Mais ce qui le chagrine le plus en ce moment, c’est qu’il est question que la Fédération française supprime le tir Arc à poulies nu et cela il ne le supporte pas. Tout en sachant qu’avec 38 catégories, il y a vraiment de quoi se perdre dans le Tir à l’Arc.

« C’est vrai que c’est difficile de s’y retrouver mais en ce qui concerne les armes, il n’y en a que cinq. Mais avant tout, chez nous, le Tir à l’Arc, c’est un sport de transition ». Et c’est pour cela que depuis fort longtemps, le Tir à l’Arc a été associé à la … Picardie.

Lionel HERBET