Découvrez les articles de Lionel Herbet sur Gazettesports.fr ! En effet, cette figure emblématique du sport amiénois et régional rejoint Gazette Sports Amiens, où il interviendra une fois par semaine pour écrire sur une actualité ou événement sportif de la métropole amiénoise ! Voici son nouvel article : 

Antoine Richer après Denis Perez et bien d’autres

 « Antoine Richer reste encore  aujourd’hui comme un joueur mythique des Gothiques qu’on appelait jadis les Renards de  Picardie, les Écureuils etc..

Né à Amiens, formé sur place, avec des parents qui ont marqué eux aussi le sport amiénois (la maman a été une excellente basketteuse et le papa un dirigeant éclairé du  club de natation), Antoine Richer a  connu les sélections internationales. Il a participé aux Jeux Olympiques. Il est allé ensuite exercer son talent dans d’autres clubs notamment les Français Volants et Tours mais il est revenu à Amiens en tant qu’entraineur puis manager y obtenant de jolis succès. On revient toujours au club de ses débuts. Durant une dizaine d’années,  Antoine Richer a entrainé l’équipe et il est devenu  ensuite manager général. Jusqu’au moment où le club l’a licencié en novembre 2012.

Pour quel motif ?

Pour des raisons économiques, affirment les dirigeants.

Pour d’autres raisons a prétendu Antoine Richer. Estimant qu’il avait été licencié à tort, Antoine Richer a porté l’affaire devant les Prudhommes.

Dans ce genre de situation, c’est toujours long et le jugement a été rendu début juillet, en pleines vacances. Le H C Amiens Somme a perdu son procès contre Antoine Richer et devra lui verser une somme de 120.000 euros. Enorme pour un club qui souffre déjà sur le plan économique. A noter que le président Thomas Henno a un mois pour faire appel.

Antoine Richer vainqueur de son bras de fer avec son ancien club, ce n’est pas une première en soi, dans le sport amiénois.  Déjà le club amiénois avait connu ce genre de situation en ayant perdu un procès contre Denis Perez.

En général, les entraineurs qui attaquent leur club estimant qu’ils ont été injustement licenciés, gagnent le plus souvent devant les Tribunaux.

Souvenons  nous de Camille Choquier entraineur de l’ASC Football à qui le président de l’époque, avait fait signer un contrat de cinq ans avant de le licencier un an plus tard.

A Beauvais, l’entraineur Baptiste Gentili  avait lui aussi gagné contre le  club de football.

 A chaque fois, il s‘avère que les motifs de licenciement ne correspondent pas avec les raisons invoquées par les clubs. Un conseil aux présidents de clubs quels qu’ils soient : qu’ils fassent attention lorsqu’ils font signer un entraineur et surtout qu’ils le conservent jusqu’au terme de leur contrat. Tous les entraineurs du monde ne peuvent garantir une première place.

Le sport est fait de victoires et de défaites. Il faut l’accepter.

Lionel HERBET




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